1986. Lorsque Eleanor, nouvelle au lycée, trop rousse, trop ronde,
s'installe à côté de lui dans le bus scolaire, Park, garçon solitaire et
secret, l'ignore poliment. Pourtant, peu à peu, les deux lycéens se
rapprochent, liés par leur amour des comics et des Smiths... Et
qu'importe si tout le monde au lycée harcèle Eleanor et si sa vie chez
elle est un véritable enfer, Park est prêt à tout pour la sortir de là.
Mon avis :
Il faut savoir quelque chose : Fangirl, de Rainbow Rowell est, et restera longtemps encore, un de mes coups de cœurs intersidéraux. J'étais donc, assez légitimement, curieuse de découvrir un autre rom an de cet auteure ... Mon choix s'est porté sur Eleanor & Park : il était dispo sur mon lieu de travail, je pouvais donc l'emprunter, et vu tout le bien que la blogosphère et youtube en pense ça m'a paru logique.
Eleanor & Park est une histoire d'amour sur fond de violence morale (et parfois physique) dans le cercle familial. Le synopsis n'a rien d'extraordinaire mais de ce que j'en savais l'histoire ne se voulait pas révolutionnaire non plus... bref.
Nous alternons les points de vue des deux adolescents depuis leur rencontre et tout le long de leur histoire. Je dois reconnaître que quelques tournures de phrases m'ont vraiment emballées, et le fait qu'il s'agisse de deux personnages un peu atypiques comme ça (Eleanor est ronde et Park est coréen) m'a bien plu.
C'est un peu mignon non ?
Seulement voilà... je ne ressors pas émerveillée de cette lecture comme la plupart des booktubeuses... je suis même plutôt déçue dans l'ensemble. Certes je ne m'attendais pas à revivre l'expérience "Fangirl" qui est si proche de ma propre existence (introverts unite) mais à vivre au moins le frisson avec eux... Mais rien. Le personnage de Park m'a bien agacée par moment à ne rien faire alors que, clairement, Eleanor vit l'enfer sur terre chez elle. C'est soit il ne se découvre un courage qu'à la fin du livre, soit il est bien benêt. Il n'est dicté que par ses hormones, et même s'il s'agit d'un trait de caractère normal chez les garçons de cet âge, ça m'a énervée, voilà tout.
J'ai plus apprécié Eleanor, qui est un personnage avec lequel j'ai ressenti un petit lien : étant moi même ronde, ayant été même très forte à l'époque du lycée j'ai ressenti toute ses angoisses de plein fouet. Je note d'ailleurs en écrivant cela que Rainbow Rowell a cette faculté de créer des personnages féminins réalistes appréciables et des personnages masculins souvent irritants (Levi de Fangirl est certes le petit ami idéal pour toute fangirl, mais il n'en est pas moins qu'à un moment du roman j'avais aussi très envie de le faire passer par la fenêtre...). Peut-être s'agit-il seulement de mon côté féministe...
Et je ne m'étendrais pas non plus sur la fin, mais je l'ai trouvé extrêmement déceptive. Comprenons-nous : j'apprécie une bonne fin ouverte. Mais selon moi une bonne fin ouverte donne des pistes correctes concernant tous les personnages développés au court de l'intrigue... là que dalle. Si, un mystérieux indice à la fin... mais voilà.
J'ai terriblement envie de spoiler...
!! Début du spoiler !!
Ok donc tout au long du roman on nous bassine avec la cruauté du beau père d'Eleanor, on prend parti pour toute sa petite famille et on espère la voir s'enfuir... reconstruire sa vie et... ouf pouf tout le monde disparaît ?! Juste comme ça ?! Non je ne suis pas d'accord les gars...
Et le fait qu'Eleanor prend la décision de quitter Park juste parce que celui ci ne l'aimera jamais plus que quand il l'a sauvé... bon admettons. Dans ce cas il ne faut pas regretter trois pages plus tards... moi ça me perd. Je préfère encore qu'ils se quittent et hop plutôt qu'une possibilité peut-être de retour... Hmm non je ne suis pas convaincue.
Fin du spoiler.
Bon, ne soyons pas si pessimistes j'ai tout de même réussi à lire l'histoire avec intérêt jusqu'au bout (c'est sûrement pour ça que je me sens aussi flouée...) et j'ai vraiment trouvé certains passages adorables. (Rainbow Rowell sait y faire pour faire fondre les coeurs par moment...) Ce n'était juste pas l'histoire du siècle à mes yeux.
En bref : je conseillerai ce livre aux adolescents pour qui les émois amoureux comptent plus que tout.
Mais je déconseillerai aux personnes désirant un happy ending, ou tout simplement une fin digne de ce nom.
Depuis de la mort de sa mère, Sofie vit seule à Berlin avec son père, un photographe reconnu, mais qui n'a jamais été très présent. Lorsqu'il lui propose de l'accompagner un mois pour son travail aux Etats-Unis, Sofie hésite, puis accepte, consciente que c'est l'occasion de se rapprocher de lui. Ils s'installent donc à Neah Bay, dans un motel tenu par une Indienne et son fils, Yavid, un garçon beau comme un astre. Dès leur première rencontre, c'est le coup de foudre. Tandis que le père de Sofie part en reportage, la jeune fille passe son temps avec Yavid. Celui-ci lui raconte les histoires de son clan, l'emmène en zodiac voir des orques et travailler sur le canoë qu'il prépare pour les Makah, la grande fête traditionnelle annuelle. Jour après jour, grâce à Yavid, Sofie retrouve confiance en elle et le goût de vivre. Cependant, elle se dispute souvent avec son père, qui supporte mal de la voir grandir, et la fête Makah approchant, elle redoute l'inévitable retour à Berlin...
Mon avis :
Encore un livre emprunté sur mon lieu de travail. Il paraît qu'il n'est plus édité, et j'ai un peu la flemme de vérifier je dois le reconnaître !
Je ne peux pas dire que j'ai passé un mauvais moment de lecture... mais je ne peux pas vous dire que j'ai adoré non plus. Il s'agit d'un ouvrage à destination de la jeunesse assez dépaysant et plutôt réaliste. Je dis bien "plutôt" parce que certaine situation me semble bien exagérées... mais n'oublions pas que nous sommes dans une fiction et une fiction n'a pas forcément vocation à nous montrer la réalité !
Le personnage de Sofie m'a totalement bouleversée au début du roman, rongée par le décès de sa maman qui était la personne la plus importante de sa vie elle vivote comme elle peut entre un collège où l'on ne la considère pas et un père qu'elle croise à peine... il s'agissait d'une adolescente touchante et intelligente. Mais je reconnais que son évolution m'a laissée de marbre, c'était logique mais sans saveurs.
En revanche j'ai adoré qu'on nous dépeigne la culture amérindienne à travers les yeux d'une touriste, d'une étrangère. C'est dans cette position qu'on est le plus à même de comprendre quelque chose qu'on ne connaît absolument pas ou tellement peu que ça revient au même... (en tout cas pour moi cette position d'initiée était très salvatrice!) J'ai vraiment trouvé le côté "apprenons en plus" sur cette culture très appréciable. Même si elle se retrouve bien vite mise de côté au profit de l'histoire sentimentale... c'est tellement dommage ! Pour finir cette chronique : c'était pas mal, mais pas inoubliable. Je conseillerai ce livre aux adolescentes adorant les histoires d'amour de leur âge et désireuse d'en apprendre un peu sur la culture amérindienne. Je déconseillerai cette lecture aux amateurs de livres vraiment dépaysants de bout en bout.
Dans
l’Angleterre d’aujourd’hui, deux clans de sorciers vivent en
secret au côté des humains : les adeptes de la magie blanche et les
sorciers noirs. Mais la naissance de Nathan vient bousculer
l’équilibre des forces car il est à la fois un sorcier blanc et
un sorcier noir. Son père est un des plus puissants et cruels
sorciers du monde. Sa mère, adepte de la magie blanche, est morte. A
16 ans, Nathan va recevoir ses pouvoirs comme tous les sorciers. Mais
il n’est pas comme tous les sorciers… Son clan va décider de
l’enfermer : Nathan est piégé dans une cage, battu et menotté.
Les frontières entre le bien et le mal n’ont jamais été aussi
floues et menacées.
Half
Bad c'est Emma qui me la conseiller ( il est TROP BIEN ce livre tu
DOIS le lire ! Par ce que COMMENT je fais pour t'en parler sans
spoil si tu le lis pas) elle était même prête a me l'offrir et
puis il avait l'air bien sympa comme livre même
si la couverture française est moche mais mooooooche.
Pour
commencer, gros point positif Half Bad a un héros et dans la
littérature jeunesse c'est assez rare pour être mentionné. Nathan
est donc un mi code il a les
fesses entre deux chaises ce qui fait de lui un sorcier moitié noir/moitié blanc et comme vous vous en doutez les deux clans le
rejette.
J'ai compris la majorité des ces réactions, elle sont
logiques, Sally Green ne s'est pas contenter de « c'est un
garçon c'est pour ça qu'il est violent par moment » non,
Nathan a un passé lourd à porter et c'est à cause de ça qu'il est
rempli de colère (il devrait se mettre au coloriage zen lui qui aime dessiner). Les
personnages secondaire sont eux aussi bien penser, Clay n'aime pas
Nathan (enfin il aime pas grand
monde visiblement)et c'est normal, Gabriel est plutôt
mystérieux et j'ai hâte d'en savoir plus sur lui.
Le prix de la couverture la plus hallucinatoire ...
Résumé :
Je suis tenté de vous laisser vous débrouiller avec le résumé anglais mais ça ne serait pas très fair-play de ma part même si je me suis jeté dans ce livre sans savoir de quoi il parlait au préalable. Je savais tout juste qu'il parlait d'un monde de sorciers blanc et noirs et d'une guerre entre ces deux parties. Notre héros étant à moitié blanc et à moitié noir. C'est tout ce que j'en savais, et je trouve que c'est largement suffisant pour se plonger dans l'histoire. Mais comme je suis plutôt sympa je vais vous donner un résumé traduit par mes soins (vous pourrez donc me flageller si vous y trouver des fautes toussa toussa) :
Nathan, seize ans, vit dans une cage: battu, enchaîné, entraîné à tuer. Dans cette Angleterre contemporaine où deux factions rivales de sorcières vivent parmi les humains, Nathan est une abomination, le fils illégitime du sorcier mondialement reconnu comme le plus violent et le plus terrifiant: Marcus. La seule chance de survie pour Nathan est d'échapper à ses geôliers, de traquer Marcus, afin de recevoir trois dons qui lui apporteront son pouvoir magique, avant qu'il ne soit trop tard. Mais comment Nathan peut-il retrouver son père alors que toute ses actions sont contrôlées, qu'il ne peut faire confiance à personne, pas même sa propre famille, et pas même la fille qu'il aime ?
traduction faite à partir du résumé trouver sur le rabat du livre...
Mon avis :
Alors alors... par où commencer? J'ai lu ce livre avant de partir en vacances il y a trois semaines et je dois vous avouer que j'ai eu la flemme de faire ma chronique avant -bouh pas bien tout ça tout ça-...
Mais la sensation reste fondamentalement la même : j'ai a.do.ré ce bouquin. Je pense que je veux en faire la promotion quand il sortira en France à la rentrée prochaine... J'ai été totalement happé par cette histoire de sorciers pas si manichéennes que je le croyais au départ. On pourrait penser qu'il s'agit d'un simple combat du bien contre le mal mais voilà... pas du tout ! C'est beaucoup plus profond que ça. Il s'agit d'une histoire sur les individus en eux mêmes, sur leurs volontés à s'engager dans une voie familiale par soucis de perpétré une tradition, de faire honneur à sa famille.
Nathan n'est pas exempt de cette volonté de suivre une voie toute tracée : étant à moitié sorcier noir il pense devoir suivre le chemin de son père qu'il fantasme comme un idéal à atteindre. Bref, vous l'aurez compris : il s'agit surtout pour l'auteur de dépeindre les choix que l'on fait à l'adolescence pour suivre ou nous démarquer à tout prix de notre famille, tout en y instillant les bases d'un très bon thriller psychologique de style Young Adult.
J'ai adoré le traitement des personnages secondaires fait par Sally Green qui nous décrit des entités presque palpables, pleines de sentiments et de ressentiments bien souvent. La galerie des personnages secondaires est très fournies mais on ne s'y perd pas et je dois vous avouer que mon petit préféré se trouve parmi eux... Ils sont tour à tour dérangeants, agaçants, attachants et toujours utiles dans la quête de Nathan ! (ce qui est souvent assez rares ...)
Certaines scènes sont un peu perturbantes dans leur genre, et j'avoue avoir parfois eu un peu de mal à comprendre Nathan, mais je suis ressortie vraiment enchantée de ma lecture. J'ai tellement hâte de voir le tome 2 paraître que je n'en dors plus ! (enfin... presque!)
Half Bad sort dans l'hexagone à la rentrée (plus précisément le 24 septembre 2014 mon petit bonhomme et ouais !)aux Editions Milan, collection Macadam (admire ma précision !). Vous n'aurez donc aucunes raisons de ne pas succomber aux attraits de ce thriller fantastique un brin poisseux et qui mérite vraiment le détour !
Je peux vous laissez avec une interview de la traductrice qui, selon moi, a du faire un très bon travail vu l'explication de ses choix de traductions ! Et pour une fois je tenais à remercier les Editions Milan d'avoir effectuer un changement de couverture, selon moi la couverture anglaise est très réussie mais peut effrayer un lectorat français peu habitué à une telle décoration.... cette couverture porte beaucoup plus sur le thriller mais ce n'est pas une mauvaise chose, le livre étant construit comme tel.
R'gardez moi ce joli travail !
Je vous en reparlerais sûrement sur ma chaîne Youtube -ne la chercher par elle n'est pas encore activée!- lors de la sortie du tome 1 chez nous ! Sur ce, j'espère vous avoir un peu rendu curieux vis à vis de ce super bouquin !
Adam se glisse dans la salle. Il a 21 ans, c'est une rock star adulée et l'ancien amoureux de Mia...
Trois ans plus tôt, Mia était partie sans un au revoir, sans une
explication. Leurs retrouvailles est un choc : les souvenirs, bons et
mauvais, ressurgissent, les sentiments encore à vif les submergent, leur
amour qu'il pensait indestructible quelques années plus tôt se heurte à
la réalité de leur vie présente. De nouveau, Mia est confrontée à un
choix : doit-elle revenir en arrière pour donner une chance à son
premier amour? Peut-on revivre la même passion si longtemps après,
malgré les souffrances endurées? Ils ont une soirée pour décider. Plus
forte que les mots, la musique les emporte dans un tourbillon
d'émotions. Mais est-ce suffisant pour les réunir de nouveau?
Mon avis :
Attention je risque d'être dithyrambique ! (Google it si tu l'oses!)
Ceci est un véritable coup de cœur.
Il y a 5 ans de ça j'ai lu "Si je reste", le premier livre de Gayle Forman, et sans avoir été un coup de cœur j'avais été charmée par l'histoire et un peu secouée par la réflexion qu'on pouvait apporté à cette œuvre. (le fait de faire face à la perte de ses proches et de vivre malgré tout... c'est une question qui résonne assez fort en moi.) Mais quand le deuxième tome est sorti je n'avais pas spécialement envie de le lire, de plus j'avais eu de très mauvais échos et j'ai eu la mauvaise idée de me laisser influencée. (azy c'pas ma faute c'est les autres)
Cependant, il y a quelques jours de cela, j'ai vu les trailers de If I Stay, l'adaptation cinématographique du premier roman de Gayle donc (tu m'suis ça va?), et j'ai été prise d'une envie irrépressible de relire ce livre. C'était vraiment violent, et c'était ce dont j'avais besoin sur le moment. Seulement voilà... quand j'ai eu lu ce livre il m'a fallu la suite. J'avais besoin aussi. (trop de need bro')
Et là... hier, lors de ma journée de repos, je l'ai lu en quelques heures (bon on va dire aussi que c'est court hein) et j'ai été véritablement happée. J'étais prise à la gorge, mon ventre se tordait dans tous les sens. Je vivais les émotions d'Adam, je les ressentais avec une violence inouïe. Et pourtant je n'étais pas spécialement une adepte du gars dans le premier tome, je lui préférais largement Kim, la meilleure amie de Mia mais bref.
C'est avant tout son côté perdu que j'ai adoré. Je me suis tellement retrouvé dans ses angoisses irrépressibles, de celles qu'il ne comprend pas mais qu'il ne peut soigner qu'à coup de médicaments. J'ai compris chacun de ses choix, si j'avais été à sa place, j'aurais fait les mêmes. J'aurai haïe Mia comme il l'a haï et je l'aurais aimé tout autant. J'étais en adéquation totale avec le personnage. Ce qui ne m'arrive que très rarement faut se l'avouer.
Je pense néanmoins que je ne pourrais pas relire cet ouvrage seul, qu'il complète à merveille Si je reste. Mais des deux livres c'est sans conteste celui-ci que je préfère.
Là où j'irais est un magnifique hymne à la vie, à cette bataille qu'on mène pour garder la tête hors de l'eau quand on pense être au fond du gouffre, à l'amour et à l'amitié. C'est aussi un chant fait pour se questionner sur qui nous sommes vraiment, et pourquoi on fait certains choix.
Comment te parler de cette série cher lecteur ? Comment t'en parler sans tomber dans la dépravation fangirl totale hein ? (Et aussi sans spoiler en fait...) Bon, je vais essayer : surtout ne m'en veut pas si je laisse échapper un couinement de ci de là hein.
Pour commencer laisse moi te dire lecteur que cet article ne sera pas comme les autres, pas très hiérarchisé quoi, parce que j'ai envie de te parler d'une série qui, à mon sens, est loin d'être comme les autres.
Et mate moi ces couv' qui sortent de l'ordinaire !
J'ai commencé cette série il y a un petit bout de temps déjà... je dirais vers Septembre 2014 et je l'ai achevé la nuit dernière. Oui j'ai mis un bon moment je sais mais ce n'est pas du tout lié à mon attrait pour la chose, bien au contraire. Tout d'abord, sache lecteur fougueux, que j'ai lu la trilogie en VO -en anglais quoi si tu préfères- et que même si j'ai une très bonne capacité de compréhension il faut que je me pose un peu plus pour que je sois en phase avec ce que me raconte l'auteur. Alors exit la lecture dans le métro et la lecture de minuit. Ouais, c'est un peu naze mais c'est comme ça. -et si tu te sens flouzé tu trace ton chemin mec-
Bref, j'ai aussi pris mon temps pour une raison bien personnelle : je tenais vraiment à faire tenir cette série. Je voulais qu'elle me dure le plus longtemps possible, je ne voulais vraiment pas quitter ces personnages et ces répliques et cet univers délicieusement dystopique.
La série Maze Runner c'est donc une série du genre "dystopique" -mais si poto tu vois bien : Hunger Games et Divergent c'est de la dystopie- mais du genre... j'ai envie de dire : vraiment très très dystopique quoi. Laisse moi t'expliquer : là si tu rêves d'une héroïne cheveux au vent, d'une histoire d'amour blottie dans des pages de combat aseptisés... tu rêve un peu mon neveu.
Ici pas d'héroïne déjà ! -woupwoup /o/-
Ici le héros c'est Thomas, aux environs de 16 ans, je dis bien aux environs parce que le gars il est pas trop sur de lui vu qu'au commencement de l'histoire il a perdu la mémoire. -ça commence bien hein?-
Notre héros débarque dans une boîte, sans aucuns souvenirs, au beau milieu d'une ribambelle d'autres garçons qui se trouvent eux-mêmes prisonniers d'une gigantesque clairière située d'un immense Labyrinthe. (jusque là tu me suis public?) Et l'idée c'est que chaque garçon arrive un par un de cette boîte, sans aucuns souvenirs de leurs vies passées mais avec une seule certitude : ils doivent se tirer de ce guêpier. Bon, je sens que je suis pas très claire alors je te laisse avec le résumé officiel :
Thomas, dont la mémoire a été effacée, se réveille un jour dans un
nouveau monde où vivent une cinquantaine d'enfants. Il s'agit d'une
ferme située au centre d'un labyrinthe peuplé de monstres d'acier
terrifiants. Les ados n'ont aucun souvenir de leur vie passée et ne
comprennent pas ce qu'ils font là. Ils n'ont qu'un seul désir, trouver
la sortie. Pour ce faire, les "coureurs" parcourent chaque jour le
labyrinthe pour en dresser les plans – des plans qui changent sans
cesse, puisque les murs se déplacent chaque nuit. Le risque est grand
mais, dès son arrivée, Thomas a une impression de déjà-vu, il sait qu'il
veut être coureur et résoudre l'énigme du labyrinthe.
Voilà ? Tu visualise bien ? Je continue.
Au départ de cette série j'étais un peu déboussolée par cet univers très masculin. Oui, je l'avoue, la Young Adult ça résonne plutôt comme Twilight et Hunger Games à mes oreilles...
Et donc me voilà lancée dans une histoire avec que des garçons et un huis clos plutôt bien stressant comme il faut. (La dernière fois c'était Sa Majesté des Mouches autant te dire que j'avais un certain degrés d'attente!) James Dashner a tout de suite fait de son histoire atypique un lieu propice à la création de personnage tout aussi merveilleux de complexité (azy téma la complexité de ma phrase).
Déjà Thomas : on sent bien dès le début qu'il a un lourd passé et que ses intentions sont dictées par tout ce qu'il a su à une époque mais... mais il est bloqué par son amnésie et ça le frustre alors il fait ce qu'il fait de mieux, il agit. Et c'est ce que j'ai adoré dès le départ chez lui : il est tenace, à la limite de la monomanie, et il a des capacités de leader incontestables et ce dès le départ. Il ne va pas chipoter parce que snif il a pas eu le choix et snif c'est trop injuste qu'on fasse de lui ce qu'il ne veut pas être. Non Thomas il n'aime peut-être pas ça mais comme il sent au fond de ses tripes que c'est ce qu'ils doivent faire ben il avance coûte que coûte dans cette direction et il essaie d'embarqué le plus de personnes possible avec lui.
C'est un vrai héros de roman, au sens où il se place d'emblée comme tel. J'ai adoré sa présence à chaque instant et je n'ai jamais eu de relation vraiment amour/haine comme avec d'autres héros jusqu'alors. Et pour la première fois un héros fait partie de mes personnages préféré.
Oui bon je couine là. Tu peux me juger.
Je voulais m'étendre un peu sur la palanquée de personnages secondaires qui se trouvent dans la trilogie mais je viens de m'apercevoir que ça risque de prendre un peu trop de temps... donc je vais juste te dire que chaque personnages bénéficie d'une évolution qui lui est propre et que des personnages qu'on rencontre dans le tome 1 en héros ne le seront pas toujours... Je trouve que James Dashner a incroyablement bien réussi ses personnages, tous quasiment palpables. Je suis toujours aussi épatée de constater que certaines répliques sonnent toujours dans ma tête comme des répliques que de véritables êtres humains peuvent se balancer. (si si tu vois ce que je veux dire : parfois les gens dans les livres ils sont des réparties que toi tu mets genre 8ans de ta vie à réfléchir...) Et leurs relations sont tout bonnement si réalistes, encore une fois, que j'en viens à espérer que tout ça ne finisse pas réellement comme dans la vraie vie. Mais non, James Dashner est aussi un sacré romancier qui tirera ses personnages vers le haut et leur offrira de bons grands moments épiques, que ce soit diégétique ou relationnel. (diététique? Non poto google moi ça et tu comprendras mieux)
En parlant de romancier. James va falloir que tu m'explique comment tu fais pour systématiquement relancé l'action à la dernière phrase de tes chapitres ?
Dans les trois tomes ne vous étonnez pas de lire des cliffhanger à chaque fin de chapitre... c'est un peu la marque de fabrique de l'auteur. Alors je peux comprendre que ça use certaine personne, mais ça fonctionnait du tonnerre sur moi ! Mais c'était problématique quand il s'agissait de s'arrêter de lire quoi...
JE N’ARRÊTERAI JAMAIS DE LIRE JAMAISJAMAISJAMAIIIS
L'histoire se déroule très bien d'un tome à l'autre, je n'ai trouvé aucuns temps morts. Et le traditionnel "mince-qu'est-ce-qu'ils-ont-foutus-avec-ce-tome-deux" n'était pas. Yep, pour une fois le tome deux est aussi "wow" que les deux autres. Ça a le mérite d'être souligné.
Et même, autre chose phénoménale à mes yeux : Dashner instaure dans son tome deux des personnages qui seront amenés à devenir des "récurrents" de son histoire, des héros au sens diégétique (encore là celle-là tiens... ) et qui bénéficieront d'un background solide et d'un capital sympathie autre que je-suis-le-beau-gosse-torturé-de-service (si tu vois à qui je fais référence thumbs up !). J'ai toujours eu énormément de mal avec ce type de personnage qui arrive un peu après la guerre, qu'on nous force à aimer alors qu'ils ne sont pas les "vrais héros"... je les trouve en général assez fadasses et peu marquants. Là je n'ai pas eu du tout ce ressenti, j'étais avec Thomas et je comprenais chacune de ses réactions face à chacun des personnages. Je suis devenue amie avec eux en même temps que lui. C'était juste bon.
En ce qui concerne le background géopolitique, qui fait trop souvent défaut aux romans dystopiques YA, ici on peut dire que Dashner a fait un effort. Même si parfois je me demande comment de telle chose ont pu se produire je ne reste pas autant sur ma faim comme avec Divergent ou la Sélection. Non ici on a des réponses, pas autant qu'il en faudrait certes, mais je n'ai pas lu la préquelle encore et je pense qu'elle est là pour répondre à ces fameuses questions qu'on était en droit de se poser.
Et je te vois l'oeil lubrique cher lecteur. Je sais ce que tu demande : et y-a-t-il une histoire d'amour dans tout ça ? Et bien je vais un poil te décevoir ami lecteur. Oui et non. Oui parce que notre héros est un adolescent et qu'il a des sentiments et des hormones et non parce que crévindiou ils ont pas que ça à glander woh ! Ce qui est drôlement appréciable, aucune action n'est réellement coupée par des encarts amoureux et mièvres. Ici les héros sont au service de l'action et l'action n'est pas prétexte à une belle histoire d'amour (même si je ne rechigne pas à ça hein). Ici on se bat pour survivre woé.
En gros tu l'auras compris lecteur, je suis vraiment sous le charme de cette trilogie. J'ai tenté de t'en raconter le moins possible, parce que je pense que si l'histoire était, ne serait-ce qu'un poil, déflorée ça perdrait de son intérêt. Oui, James Dashner est un auteur qui joue sur l'effet de surprise et il vaut mieux pas lui gâcher son effet.
Je conseillerais cette trilogie -en VO ou en VF publié chez PKJ dans l'hexagone- à tous les amateurs de dystopie. Et surtout à ceux qui veulent voir de l'action plutôt que des minauderies. Je conseillerais aussi à tout ceux qui sont avides de répliques mordantes. Et enfin à tout ceux qui pensent que la YA ce n'est que pour les adolescentes. Oui cette histoire est aussi fait pour toi lecteur de Palahniuk et de Card, je peux te l'assurer.
Et pour ne rien gâter, parce que chez moi ça ne gâte jamais rien ce genre de nouvelles, le premier roman est adapté au cinéma et sortira très bientôt ! Avec dans le rôle phare de Thomas: Dylan O'Brien. (tu entends mon cœur de fangirl en ruth de chez toi?) D'ailleurs je te laisse la bande-annonce parce que ça fait envie.
Parfois j'agis comme James Dashner juste parce que...
Et si tu n'as toujours pas envie de tenter l'aventure et de partir à l'assaut de WICKED avec Thomas et les autres... je ne sais plus quoi faire pour toi moi !
La Selection prend un ultime tournant. Quant à America, sa vie à changée
pour de bon. Et elle est decidée à se battre. Pour Maxon. Mais d'autres
concurentes se sont dangereusement rapprochées du prince. La seule
solution: Riposter. Mon avis garanti sans spoilers :
Comme vous devez tous le savoir, je sais que je ne vous apprends rien, le troisième et dernier tome de la Sélection de Kiera Cass, intitulé L’Élue, sortait dans l'hexagone le 15 mai dernier. J'ai eu la chance de me le procurer en VF la veille mais je n'ai pu le lire qu'hier soir, à cause de ma vie personnelle -la chose inintéressante- et... et... j'y ai passé la soirée, je l'ai vraiment dévoré. Là où les deux autres tomes m'avaient laissés un peu de répit, là où je pouvais les faire durer 2 ou 3 jours, ce troisième tome ne m'a pas permis de le lâcher une seule fichue fois. Pas une seule fois j'ai levé les yeux. Bon... je m'emporte oui oui, mais dîtes-vous que c'est quelque chose qui ne m'arrive pratiquement jamais... je trouve toujours à faire à côté de la lecture. Mais là, non. J'étais chopée et je voulais à tous prix savoir comment l'histoire allait se terminée.
Alors qu'on se le dise, ce livre est loin d'être exempt de défauts, et l'auteur est toujours aussi portée sur la facilité scénaristique (Aspen si tu nous entends ! On te soutiens gros!) et je trouve que même si le Royaume d'Illéa est plus développé dans ce dernier tome (et vu son inexistence dans les tomes précédents c'est pas compliqué) on en reste à désespéramment gratter la surface sans jamais entrer dans le vif. Et c'est terriblement dommage ! Mais bon... c'est une tendance du YA de ne pas s’appesantir sur des pans géopolitiques, et ce même quand ça mériterait vraiment plus vu le sujet... (Hunger Games et Divergent si vous passez par là !), ce que je ne trouve pas plus gênant que ça pour la lecture au final maiiiis... mais voilà c'est bête. (Cet argument imparable de ouf...)
Du coup on finit par se poser un milliers de questions (tout à fait légitimes en plus!) auxquelles l'auteur n'apporte aucunes réponses... préférant se concentrer sur les relations entre les personnages. C'est bien dommage...
Alors ce dernier tome est quand même loin d'être une déception rassurez-vous : je dirais même qu'il s'agit de mon préféré de la trilogie. America prend enfin les bonnes décisions et s'y tient. Elle ne fait plus la girouette, et elle apprend à regarder les gens tels qu'ils sont vraiment. Bref : elle évolue et ça fait du bien.
Et même si je trouve le dénouement un peu rapide (cette foutue tendance à la facilité scénaristique de Kiera Cass aaaaargh !) je suis conquise. J'ai adoré ma lecture et je suis bien désolée de ne plus avoir que les novellas pour retrouver les personnages que j'ai commencé à aimer.
J'adorerais rencontrer l'auteure qui m'a l'air d'être adorable et très rigolote, histoire de lui dire qu'elle m'aura quand même fait détester et adorer son héroïne à tour de bras !
Pas un coup de cœur mais une belle gueule de bois livresque mine de rien!
(pour toute explication rendez vous en bas de page, le logo vous en diras plus ;) )
♥♥♥♥ ♥
Et cette couverture quoi... la plus jolie selon moi *.* !
Sur les 35 candidates, il ne reste plus que 6 prétendantes dont l'enjeu
est de convaincre le prince Maxon et ses parents qu'elles sont les mieux
à même de monter sur le trône d'Illéa, une petite monarchie régie par
un système de castes strict, et déchirée par deux factions de rebelles.
Mon avis :
J'ai du me persuader d'attendre un peu avant d'entamer la suite de la Sélection de Kiera Cass... mais étant trop prise dans l'histoire je n'y suis pas parvenue. J'ai terminé ce livre très vite, en l'espace de quelques heures répartie sur plusieurs jours (les joies du travail hein)... cependant je n'ai pas autant frémi que pendant le premier tome.
Cela dit, même si j'ai trouvé que l'histoire a prit son temps pour redémarre, avec une America qui tournait en rond, qui se perdait dans des raisonnements parfois... inintéressants voir, redondants, ça s'améliore par la suite.
Dans la deuxième partie du livre, l'histoire reprend une tournure de "suite". Je m'exprime plus clairement: enfin on reprend là où l'histoire aurait vraiment dû reprendre, sans tegiversations inutiles de la part de l'héroïne et avec de l'action.
Je dois reconnaître que j'ai préféré Maxon dans ce tome, il apparaît moins fadouille, avec un peu plus de consistance. Il ose enfin tenir tête à America -cette sale petite jalouse qui ne sait vraiment pas ce qu'elle veut- et semble enfin penser de lui même.
Qu'on ne se méprenne pas, je n'ai rien contre America... je trouve que c'est un personnage tout à fait intéressant et qui, dans ce genre d'histoire, est tout à fait raccord. C'est une héroïne de romance, entêtée et gauche en amour qui nous permets, à peu près, de nous identifier à elle.
Je pense que j'aurai des réactions similaires aux siennes, et c'est en cela qu'elle m'agace je suppose.
Un autre bémol : la longueur désespérément courte du roman ! Quand on sait que la deuxième partie est la plus entraînante et que pouf... elle est d'un coup vite finie, c'est assez frustrant ! De plus Kiera Cass aurait annoncé que "L’Élue" serait de la même longueur... buhuhu c'est bien dommage cela ne promets pas de longues heures de lectures... j'espère que cela sera court mais restera intense ! Vivement le dénouement de cette chouette petite trilogie !