lundi 13 avril 2015

Deadline de Mira Grant [Newflesh #2]

Je vous laissais avec mon avis sur Feed il y a quelque temps, et force est de constater que j'ai encore traîné à faire ma chronique vu que j'ai dévoré son petit frère "Deadline" dans la foulée...



Je ne sais pas si vous vous en doutez mais Deadline est à nouveau une gifle monumentale... J'étais loin de me douter que Mira Grant renouvellerait l'exploit ! Ou plutôt, je n’espérais pas tant. Mais voilà : il s'agit d'un nouveau coup de cœur.
La trilogie "Newflesh" a tout pour elle, selon moi : l'action, l'humour, des personnages profonds et dotés de psychologies creusées, et surtout : la crédibilité. Pour moi, tout ce qui se déroule au sein de ces romans est d'une crédibilité infaillible ! ( après je ne suis pas experte en virologie... mais le vocabulaire scientifique utilisé dans cette série me paraît vraisemblable.) 
Je ne peux pas trop parler de l'intrigue de ce tome, étant donné qu'il s'agit de la suite directe de Feed mais je peux vous assurez que si vous avez aimé Feed vous aimerez Deadline. Tout ce qui faisait la sève de ce roman a été reconduit dans sa suite et j'ai été doublement conquise. 

Si j'ai aimé ma lecture je dois reconnaître que j'ai détesté Mira Grant (ou Seanan McGuire si vous préférez sa véritable identité) à la fin... elle possède ce don du cliffhanger qui est propre aux auteurs de fictions horrifiques. Mais quand je dis qu'elle maîtrise c'est un euphémisme... j'en suis venue à me demander comment les lecteurs de la première heure avait pu survivre à un an d'attente entre chaque tome... Graaah ! 

Cette chronique sera très courte, parce que je ne trouve aucuns défauts particulièrement gênants à cette lecture. Si ce n'est la longueur qui pourra en décourager certain... mais si vous avez déjà lu Feed les quelques 700 pages de son petit frère ne devraient pas vous effrayer outre mesure. 

Je conseille vraiment cette lecture aux lecteurs de Feed, certes le premier tome se suffirait à lui même mais ça serait tellement dommage de se priver de sa suite !! 

En revanche je la déconseillerai aux âmes sensibles et aux phobiques du cliffhanger.

Mélu.

vendredi 3 avril 2015

L'âme de l'Empereur de Brandon Sanderson.


Résumé : 

La jeune Shai a été arrêtée alors qu’elle tentait de voler le Sceptre de Lune de l’Empereur. Mais au lieu d’être exécutée, ses geôliers concluent avec elle un marché : l’Empereur, resté inconscient après une tentative d’assassinat ratée, a besoin d’une nouvelle âme. Or, Shai est une jeune Forgeuse, une étrangère qui possède la capacité magique de modifier le passé d’un objet, et donc d’altérer le présent. Le destin de l’Empire repose sur une tâche impossible : comment forger le simulacre d’une âme qui serait meilleur que l’âme elle-même ? Shai doit agir vite si elle veut échapper au complot néfaste de ceux qui l’ont capturée.




Mon avis : 

Je pense que j'attendais beaucoup trop de ce court roman. Quand je lisais des chroniques dithyrambiques dessus je me disais "wow ça a l'air incontestablement génial!" et c'est là mon erreur... 
Ne me faîtes pas dire que ce livre n'est pas bon, loin de là ! Il s'agit d'un court roman bien écrit, avec des personnages esquissés de manières convaincantes et agréables... et je pense devoir vous dire que le système magique de cet univers est tout bonnement surprenant et vraiment très très intéressant !
Non... mon problème réside dans la brièveté de l'ouvrage et ce que ça peut amener comme lot de défauts. 

En premier lieu j'ai eu du mal à me plonger in situ dans l'histoire avec si peu de descriptions. Ne me prenez pas pour une demeurée : il s'agit d'un univers foisonnant et plutôt complexe aussi j'aurai grandement appréciée un poil plus de descriptions et notamment sur la géopolitique et l'Histoire de l'Empire. Bon, je suis un poil rabat joie je le reconnais : il s'agit d'un roman qui se veut court, et qui se cherche une certaine nervosité avec la présence de ce compte à rebours menaçant, on ne peut décemment pas envisager une trame géopolitique dense en si peu de pages... 
Néanmoins je suis novice en matière d'heroic-fantasy mais mon dada principal dans le domaine il s'agit de Tolkien... et quand je dois imaginer moi même plus que l'auteur sur son univers ça me perd beaucoup. 

Je suppose qu'il s'agit d'un roman que l'on peut rattacher à sa grande saga, et cela expliquerait en partie pourquoi il y a si peu de mise en contexte... mais sur tous les sites de critiques littéraires il m'a paru clair que l'on pouvait lire ce roman indépendamment du grand cycle de Sanderson. C'est vraiment dommage que j'ai ressenti ce manque... 

Mon second soucis, et le dernier, ce fut cette esquisse des personnages. Là, en revanche, je suis vraiment frustrée. Il n'est pas dit que brièveté doit rimée avec "impression de ne pas être aller au bout de son personnage". Shai a tout d'une héroïne passionnante mais elle ne m'a pas autant touchée que je le désirais : ses motivations, son passé et mêmes les raisons évidentes de sa présence dans ce palais sont à peine effleurées... Et un personnage avec aussi peu de background, et avec des réactions qui tombent les unes après les autres sans autre logique psychologique que celle du moment présent, ne me plaît pas plus que ça. Et ce roman était sensé se centré sur l'âme d'un personnage en particulier n'est-il pas ? Mais ce personnage est pratiquement invisible... 
Je ne peux pas cacher ma frustration que je n’impute pas à la brièveté du roman mais à la volonté de l'auteur de laisser planer un certain mystère autour de ces personnages. Encore une fois, je ne trouve pas ça clairement mauvais, et ça fonctionne visiblement très bien en règle générale, mais je reste sur ma faim quand c'est mon tour de lecture qui arrive.

Pour finir je ne ressors pas foncièrement déçue, mais pas conquise non plus. Je pense que je vais tout de même tenter de me plonger dans la saga "Les Fils de Brume" avant de jeter un sort à Brandon Sanderson... 

Mais je conseillerai ce petit ouvrage aux amateurs du genre et aux fans d'heroic-fantasy, ainsi qu'au lecteurs désireux de croiser le chemin d'une héroïne de roman qui fait autre chose que de tomber amoureuse. 
Mais je déconseillerai aux frileux du genre, qui souhaitent un univers complexe et détaillé.

Mélu.

mercredi 25 mars 2015

Le Chant des Orques de Antje Babendererde.

Résumé : 

Depuis de la mort de sa mère, Sofie vit seule à Berlin avec son père, un photographe reconnu, mais qui n'a jamais été très présent. Lorsqu'il lui propose de l'accompagner un mois pour son travail aux Etats-Unis, Sofie hésite, puis accepte, consciente que c'est l'occasion de se rapprocher de lui. Ils s'installent donc à Neah Bay, dans un motel tenu par une Indienne et son fils, Yavid, un garçon beau comme un astre. Dès leur première rencontre, c'est le coup de foudre. Tandis que le père de Sofie part en reportage, la jeune fille passe son temps avec Yavid. Celui-ci lui raconte les histoires de son clan, l'emmène en zodiac voir des orques et travailler sur le canoë qu'il prépare pour les Makah, la grande fête traditionnelle annuelle. Jour après jour, grâce à Yavid, Sofie retrouve confiance en elle et le goût de vivre. Cependant, elle se dispute souvent avec son père, qui supporte mal de la voir grandir, et la fête Makah approchant, elle redoute l'inévitable retour à Berlin... 




Mon avis : 

Encore un livre emprunté sur mon lieu de travail. Il paraît qu'il n'est plus édité, et j'ai un peu la flemme de vérifier je dois le reconnaître !
Je ne peux pas dire que j'ai passé un mauvais moment de lecture... mais je ne peux pas vous dire que j'ai adoré non plus. Il s'agit d'un ouvrage à destination de la jeunesse assez dépaysant et plutôt réaliste. Je dis bien "plutôt" parce que certaine situation me semble bien exagérées... mais n'oublions pas que nous sommes dans une fiction et une fiction n'a pas forcément vocation à nous montrer la réalité ! 
Le personnage de Sofie m'a totalement bouleversée au début du roman, rongée par le décès de sa maman qui était la personne la plus importante de sa vie elle vivote comme elle peut entre un collège où l'on ne la considère pas et un père qu'elle croise à peine... il s'agissait d'une adolescente touchante et intelligente. Mais je reconnais que son évolution m'a laissée de marbre, c'était logique mais sans saveurs. 
En revanche j'ai adoré qu'on nous dépeigne la culture amérindienne à travers les yeux d'une touriste, d'une étrangère. C'est dans cette position qu'on est le plus à même de comprendre quelque chose qu'on ne connaît absolument pas ou tellement peu que ça revient au même... (en tout cas pour moi cette position d'initiée était très salvatrice!) J'ai vraiment trouvé le côté "apprenons en plus" sur cette culture très appréciable. Même si elle se retrouve bien vite mise de côté au profit de l'histoire sentimentale... c'est tellement dommage ! 
Pour finir cette chronique : c'était pas mal, mais pas inoubliable. 

Je conseillerai ce livre aux adolescentes adorant les histoires d'amour de leur âge et désireuse d'en apprendre un peu sur la culture amérindienne. 
Je déconseillerai cette lecture aux amateurs de livres vraiment dépaysants de bout en bout.

Mélu.

mardi 24 mars 2015

Je suis un dragon de Martin Page.

Résumé : 


Margot est une jeune orpheline timide et solitaire. Un jour, elle découvre sa véritable nature : elle est douée de capacités extraordinaires. Ces pouvoirs la terrifient, elle les dissimule jusqu'à ce qu'un événement tragique la contraigne à se dévoiler. On lui demande alors de mettre ses dons au service de l'humanité. Sa vie se partage désormais entre son quotidien de jeune fille espiègle et des missions d'une grande violence. Adulée et crainte, elle devient une icône. Mais peut-on sauver le monde si l'on s'y sent étranger ? 

Mon avis : 

J'ai lu ce livre au début du mois de Mars et de façon extrêmement rapide. Il faut dire que la mise en page est trrrrès aérée et que le style de l'auteur pour le moins concis. 
Cependant, même si ma rapidité de lecture est surtout due au fait que je ne pouvais pas faire autrement, je ne dirais pas que ce livre ne m'a pas plu ou que je ne m'en souviendrais pas. J'ai beaucoup aimé cette lecture, et je pense que les thèmes que cette fiction aborde ne me quitterons pas avant un bon moment... voir peut être jamais. 
Je suis une fervente militante pour l'acceptation de tout ce qu'on appelle "les différences" (et elles sont tellement plus variées que vous ne le pensez sûrement...), donc ce livre m'a particulièrement parlé. Ce livre traite principalement du sujet de la différence et de l'acceptation de cette différence en tant que telle : l'être humain est-il en mesure d'accepter sans s'interroger, sans rechigner et de façon inconditionnelle la différence d'un autre être humain ? On connaît tous la réponse... mais ce livre va bien plus loin puisqu'il nous expose la différence comme l'humanité (au sens seule la différence est digne d'être appelée "humanité) et la norme comme la monstruosité. 
Les points de vue étant inversés on est plus à même de comprendre le personnage de Margot, pliée aux règles des êtres humains mortels parce qu'elle est seule... alors qu'elle est toute puissante. On y croise le désir ardent d'une adolescente d'être acceptée par le monde, parce que c'est l'âge de l'identification au groupe et on y retrouve la volonté de comprendre les rouages de la société. 

Comme vous pouvez le constater cette lecture fait beaucoup réfléchir, et je trouve très malin de la part de l'auteur de nous avoir pondu ce roman en utilisant la sphère marginale, mais qui tend à se démocratiser, merci le MCU Avengers, des super-héros : la lecture en devient ludique. Enfin "ludique" restons dans la sobriété, ici tout n'est pas de couleurs flashy avec des jingles non mais tout de même, on se surprend à imaginer une vie réelle pleine d'extraordinaire. 

Bref, je ne peux que conseiller ce livre à ceux qui ont envie de lire sur la différence, qui apprécient la littérature condensée et qui aiment philosopher à l'aide de la pop culture. 

Mais je déconseillerai aux allergiques des textes aérés, courts et condensés. 

mardi 17 mars 2015

Feed [ #1 Newflesh Trilogy ] de Mira Grant.




ALERTE BOOK HANGOVER ! 

Il va m'être difficile de vous parler de ce livre, vraiment. Pour tout vous dire je voulais attendre un peu avant de le faire... j'ai d'autre livres que je voulais/devais chroniqués en priorité et... et non, ça sera Feed. C'est avec ce qui me reste de volonté que j'écris cette chronique.



2034. Il y a vingt ans, l'humanité a vaincu le cancer. Le rhume n’est plus qu’un mauvais souvenir. Mais elle a créé une chose terrible que personne n’a été capable d’arrêter. Une infection virale. Qui s’est propagée à une vitesse redoutable, le virus prenant le contrôle des cerveaux, avec une seule obsession : se nourrir.
Issus de cette génération sacrifiée, Georgia et Shaun Mason sont les maîtres de la blogosphère, devenue le seul média indépendant proclamant la vérité sur ce qui se passe derrière les barricades. Shaun, la tête brûlée, et Georgia, l’âme du duo, enquêtent sur l’affaire la plus importante de leur carrière : la sinistre conspiration qui se cache derrière les infectés. Et ils sont bien décidés à faire éclater la vérité,


J'ai voulu lire ce livre dès que j'ai découvert son existence, c'est à dire au moment de sa traduction en VF il y a 3 ans. Si vous voulez la raison bête et méchante du "pourquoi je ne l'ai pas lu à ce moment là" : il coûtait tout simplement beaucoup trop cher pour ma micro bourse. 
J'ai profité de la générosité d'un tiers, et du fait que la trilogie soit rééditée en poche pour me le procurer (enfin!) et le lire (ou l'engloutir?) dans les deux jours qui ont suivis. 
Feed c'est une bonne brique de presque 700 pages, qui semblait traiter de l'apocalypse zombie d'une toute autre manière. Ça m'attirait tellement... 
La première particularité que j'ai noté dans cet ouvrage : c'est qu'il n'y a pas eu d'apocalypse. Tout au plus un gros foutoir, une organisation de survivants mais pas de fin du monde. Une fois que tous les survivants furent passés à autre chose le monde continua sa course comme si de rien n'était, avec des zombies dans le décor en plus. L'originalité de ce propos m'a juste sciée. Je n'avais jamais vu ça auparavant et j'ai trouvé ça génial. (Vous pouvez me croire quand je vous dis que je n'utilise jamais le mot génial) 

Le fait que l'auteur soit une femme m'a vraiment plu aussi : heeeey ouii les fâmes peuvent aussi écrire des livres de zombies qui ne soient pas des romances ! (j'ai jamais compris le délire de la romance humano-zombie d'ailleurs...) 

Ce roman est tout sauf un livre "facile". Oui l'histoire se lit facilement, ce n'est pas ce propos là que je soutiens, mais plutôt dans le scénario. Rien dans les ficelles de l'intrigue n'est trop gros, invraisemblable et tout est maîtrisé de bout en bout. Je n'ai jamais, à aucun moment, pensé "oh non là l'auteur part en vrille, elle a écrit trop de pages pour rien..." alors qu'il s'agit d'un pavé. Mira Grant déploie son intrigue avec finesse, tout en délicatesse pour arriver à atteindre un paroxysme de suspense dans le dernier quart de l'ouvrage. 

Certains diront que le fait que les rebondissements arrivent trop tard, qu'on n'a pas pu les sauver de l'ennui avant. Je pense que je pourrai comprendre ces personnes: c'est vrai que les trois quart de l'ouvrage sont moins sur une action trépidante que sur du développement d'univers, de personnage et d'intrigue. On sent qu'il y a tellement de choses qui grondent sous les pieds de nos héros qui cherchent à savoir la vérité... on sent qu'ils vont tomber dans quelque chose d'énorme et... et voilà. 

Si j'avais un petit reproche à faire à l'intrigue ce serait peut être que la fin m'a semblée convenient (comme ils disent en anglais) : que tout s'empilait plus facilement sur la fin que tout ne s'était empilé jusqu'alors. Mais vraiment à mes yeux ce n'est pas le plus important : je retiens surtout la force de caractère des personnages, leurs relations absolument incroyables (d'une crédibilité démesurée) et l'attachement profond qui m'a retenu aux deux protagonistes principaux pendant tout le livre. 

Georgia (notre narratrice) et Shaun son frère partagent une profonde connexion, qu'on pourrait presque qualifiée d'incestueuse dans le sens où ils ne voient personne d'autre que l'autre face à eux. Ils seraient prêt à mourir ensemble pour ne pas vivre l'un sans l'autre. J'ai trouvé cette relation bouleversante et encore maintenant j'ai des bouffées d'émotions vives en y repensant.
Les autres personnages bénéficient tous d'un traitement intéressant et j'avoue avoir un petit faible pour certain. Les dialogues sont jouissifs et plus d'une fois je me suis dit que ça sonnerait incroyablement bien dans un film ou une série télé. 

Bref, pour finir je conseillerais ce livre aux mordus du genre "zombie" qui sont un peu lassés des traitements ordinaires qu'on en fait, mais aussi aux (bons) lecteurs qui apprécient les univers fouillées, crédibles et les dialogues au vitriol. 

Cependant je déconseillerai aux amateurs de frissons gores, pas de scènes "yummy" à vous mettre sous l’œil, aux allergiques des pavés (je le redis la bête fait presque 700 pages...) et aux allergiques des descriptions. 


Moi je me retiens de lire la suite pour m'en garder un peu pour plus tard... 

Mélu.

jeudi 22 janvier 2015

Téméraire [#1 Les Dragons de sa Majesté] de Naomi Novik

Résumé : 


Alors que les guerres napoléoniennes font rage, le jeune capitaine Will Laurence fait une découverte qui va changer le cours de sa vie.
Son vaisseau vient en effet de capturer une frégate française et sa cargaison : un oeuf de dragon très rare. Les dragons sont utilisés dans les combats aériens par la plupart des nations. Mais celui que va découvrir Will n'est pas tout à fait comme les autres... Ainsi commence l'histoire d'une amitié indéfectible entre le fabuleux dragon Téméraire et son jeune pilote. Ensemble, ils vont devoir apprendre les tactiques périlleuses de la guerre aérienne.

Car la France, dirigée par un Bonaparte plus audacieux que jamais, rassemble ses propres créatures pour transporter ses troupes sur le sol britannique. Laurence et Téméraire se préparent à subir leur baptême du feu !



Mon avis : 

Je ne sais vraiment pas ce qui m'a poussé à regarder ce livre en librairie. Ce tome était au dessus d'une pile mal rangée, la police du titre de la saga me piquait les yeux et l'illustration est sympa mais elle ne m'a pas non plus transcendée... Mais voilà, je sais pas, j'avais besoin de quelque chose de différent donc j'ai pris le bouquin et j'ai lu le résumé. Et à ce moment là je n'ai pas eu de gros gros déclics, je me suis juste dit que ça me faisait penser aux Larmes du Cardinal de Pierre Pevel : une société dans laquelle les dragons évoluent à la vue de tous ... Je n'étais pas totalement vendue, mais encore une fois : j'avais vraiment besoin de lire quelque chose de différent de ce que je lis d'ordinaire donc j'ai acheté ce premier tome. 

Et laissez moi vous dire que j'ai bien fait bon sang.

Je ne peux pas vous dire que j'ai été happée par l'histoire tout de suite, j'ai mis une petite cinquantaine de pages à être véritablement plonger dans cet univers... je trouvais l'écriture laborieuse et un peu trop factuelle, mais il ne s'agissait que des défauts d'un incipit de série. Après coups je me dis que Naomi  Novik voulait simplement mettre en scène ses protagonistes principaux le plus simplement possible. Ça ne me gêne plus autant vu que l'histoire, par la suite, se déroule avec un naturel très agréable. 
J'ai adoré la peinture de ce monde napoléonien. Je me suis spécialisée dans le XIXe siècle à la fac, et je trouvais agréable cette réécriture de l'Histoire qui peignait avec véracité les mœurs de l'époque.
 Le personnage principal, Lawrence est une véritable oie blanche, candide au possible malgré son statut de marin, et je trouve ça très bien vu: j'avais l'impression de me retrouver face à un Julien Sorel revisité. (Un Julien Sorel moins naïf tout de même...) Son côté "je découvre la vie" m'a fait vraiment rire, je ne sais pas si c'était le but mais j'ai adoré. Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai roulé des yeux et je vous promets que ce n'était pas une mauvaise chose ! Je n'étais jamais exaspérée, juste véritablement moqueuse dans un sens bienveillant. (oui je peux me moquer de façon bienveillante... je sais...)
Parlons de la façon dont Naomi Novik traite l'univers des dragons: j'en ai été enchantée du début à la fin. Vraiment. Les dragons sont attachants, drôles, grisants. Ils sont tout ce que je pense qu'un dragon doit être : tous différents et tous inoubliables à leurs façons. On y croise des dragons intelligents, des dragons drôles, des dragons idiots, des dragons touchants (j'ai du pleurer quelque fois à cause d'un dragon en particulier, et si tu as lu ce livre : tmtc bro')... je suis vraiment charmée. Les relations pilotes/dragons sont vraiment mon petit coup de coeur. J'adore ce genre de relation exclusives. 
Je n'ose pas trop m'étendre sur l'histoire en elle même, en effet je pense que certains pourront la trouver très factuelle, un peu trop facile, et je comprendrais vraiment ce reproche. Cependant j'ai été prise au piège, et la peinture des batailles aériennes m'a complètement subjuguée. Moi qui avait vraiment besoin de m'évader j'ai été servie. 
Le duo de protagonistes principaux m'a convaincu, ils m'ont fait trembler et rire c'était suffisant pour moi. Certains personnages secondaires m'ont carrément tapés dans l'oeil et les dragons sont transcendants à mon sens. 
En bref, j'ai adoré ce livre mais je pense que vous l'aviez déjà compris. Je suis d'ors et déjà en train de dévorer le deuxième tome... et je peux déjà vous dire qu'il prend la même voie que son prédécesseur ! 

Pour finir, je conseillerais ce livre aux inconditionnels des dragons et aux amoureux de batailles épiques. Aux amateurs de longues séries aussi... je crois que celle-ci compte huit tomes déjà.

Mais je ne conseillerais pas vraiment aux lecteurs qui s'attendent à être surpris par une histoire et qui n'apprécient pas vraiment la peinture stricte des moeurs pas très très fun du XIXe siècle.


Mélu.

jeudi 8 janvier 2015

Les Stagiaires de Samantha Bailly.

Bon déjà je tiens à dire que je suis sous le charme des deux couvertures de ce livre ! Celle du grand format, et celle du poche ! (qui est aussi celle de l'epub)

C'est vrai quoi, si on oubli le bandeau rouge là ce sont deux couvertures
 vraiment sympa je trouve ! 
L'une des deux étant tout de même illustrée par Boulet ! 

Résumé :

Ophélie, Arthur, Hugues et Alix viennent tous d'horizons différents. Leur seul point commun : ils rêvent de travailler chez Pyxis, entreprise spécialisée dans l'édition de mangas et de jeux vidéo, pilier dans le secteur de l'industrie créative. Une réalité s'impose rapidement : beaucoup de candidats, peu d'élus. Désormais, le stage est devenu une étape obligatoire pour ces jeunes qui sont à la croisée des chemins dans leurs vies professionnelles et affectives. Provinciale tout juste débarquée, Ophélie a laissé derrière elle petit ami et logement, et doit faire face aux difficultés de la vie parisienne. Etudiant en école de commerce, Arthur est tiraillé entre les grands projets qu'on a pour lui et son envie de mettre la finance entre parenthèses. à leurs côtés, Alix, passionnée de mangas, ne jure que par ses sagas favorites, et Hugues, graphiste, teste ses limites dans les soirées électro... Dans une atmosphère conviviale, travail et vie privée s'entremêlent. Pourtant, une question demeure en fond sonore : qui restera ?

Mon avis : 
Je voulais lire ce livre depuis sa sortie en grand format chez Milady... le fait est que je suis les travaux de Samantha Bailly depuis un long moment ! (nous étions sur le même forum il y a quelques années...avant même sa première publication chez Milles Saisons c'est dire si ça remonte!) 
Mais je n'avais pas trouver l'argent pour acheter le livre, j'avais d'autres priorités à l'époque... bref une chose en entraînant une autre je n'ai pas lu ce livre. Mais j'avais toujours l'envie, et la couverture m’alléchait tellement ! (Boulet je t'aime!)
Il y a quelques semaines Bragelonne a lancé sa méga-super-géniale opération 1000k qui permettait de gagner un livre numérique gratuit par jour... et je vous le laisse en mille : on pouvait gagner un exemplaire des Stagiaires ! 
L'ayant reçu le lendemain je ne l'ai pourtant lu qu'hier dans la journée. J'avais besoin d'une lecture fraîche pour tenter de mettre de côté les événements tragiques survenus chez Charlie Hebdo..  Il faut savoir que c'est rarissime de me voir lire un livre entier en une journée. Je suis une lectrice très lente d'ordinaire... 
Le premier point positif que je trouve à ce livre c'est donc son addictivité. Il nous plonge sans temps morts dans la vie de ces stagiaires et les rebondissements sont présents à chaque chapitres. C'est sûrement ce qui m'a permit de terminer ma lecture. Ça et l'histoire sympathique, évidemment. 
Je dis "sympathique" parce que je ne l'ai pas non plus trouver sensationnelle. On y parle de la vie quotidienne, peut être un peu trop quotidienne et un peu trop parisienne à mon goût. J'ai évidemment pu retrouver des tranches de vies que j'ai pu moi même expérimenté : le stage, les soirées tumultueuses, les rumeurs, les amours ... mais j'ai trouvé le reste extrêmement anxiogène. Oui bien sur la vie est faîte de la peur du lendemain, la peur de ne pas parvenir à boucler ses fins de mois, la peur de l'avenir, du chômage etc... et j'ai constamment peur de ces choses là, genre vraiment. Donc de les retrouver en permanence dans ce livre j'ai été parfois aux bords de la mini crise de nerfs. Evidemment ça n'engage que moi, et ça ne m'a pas du tout empêcher de finir le livre, ni même d'avoir envie de savoir comment les personnages allaient s'en sortir ! 
Si on oublie le fait que le personnage d'Ophélie me sortait des trous de nez... ça allait. Je me dis qu'on ne peut pas tout le temps apprécier un personnage principal hein! En ce qui conce
rne Arthur je suis déjà beaucoup plus satisfaite : il est appréciable de vouloir claquer ce gosse de riche et parfois on a juste envie de lui faire un gros câlin... Bref j'ai apprécié les failles, les défauts et les petites qualités d'Arthur.
Le gros gros point fort de ce livre est sans conteste la façon dont l'auteure a su à merveille retranscrire la complexité des relations humaines. Je ne peux vraiment pas lui retirer ça : si parfois ça pêche pour moi dans la création de certains personnages les relations entre eux sont vraiment incroyables ! On croirait se retrouver plonger dans une vraie bande de potes. Je trouve ça très impressionnants. 

Je n'ai pas grand chose à ajouter... à part que si je ne ressors pas transcendée de ma lecture je ne suis pas mécontente de l'avoir lu, et j'ai même envie de découvrir la suite ! :) 


Ce que j'ai aimé : la complexité des relations entre les personnages, s'en est presque palpable ! Et le traitement du personnage d'Arthur. 

Ce que j'ai moins aimé : la plongée un peu trop anxiogène dans notre réalité... Le personnage d'Ophélie. 

Je conseillerai ce livre : aux amateurs de livres réalistes, à ma génération (un peu geek et hipster sur les bords!).
Je déconseillerai ce livre : à ceux qui, comme moi, flippe déjà beaucoup pour leur avenir... ça peut en rajouter une couche. 




Mélu.